Voici encore une photographie de Wanahea La coiffure et le maquillage sont de Guillaume Roche. Les bijoux ont été réalisés par le Train Fantôme. Cédric et Tao se sont activés comme assistants. Cliquez sur la photo pour la voir en plus grand. Vos commentaires sont, comme toujours, les bienvenus…
On peut acheter cette photo en cliquant ici.
Un jour, on découvre que l’idéologie dominante nous a tellement lavé l’esprit que nous ne pouvons plus rien voir, plus rien dire, plus rien aimer, sans considérer l’objet de notre conscience comme un produit. Nous visitons une exposition qui ne nous plaît pas, gratuite pourtant, et nous crions « honteux !« . Nous ne regardons nos interlocuteurs qu’en pensant : « combien celui-là peut-il me rapporter ?« . Nous prenons, nous consommons et nous jetons, y compris nos amants et nos maîtresses. Nous tendons l’essentiel de nos désirs vers des produits « technologiques », dont nous savons évidemment qu’ils seront en panne et démodés en moins de deux ans.
Et nous observons, confit de souffrance, que plus rien n’a de valeur, dans la grande poubelle sociale de l’an 2011.







j’aime ce petit texte … triste constat que celui là que de s’imaginer vivre dans un monde où plus rien n’a de la valeur … j’en suis attérée moi même de ce propre constat, ô combien justifié !!!
un excellent résumé des choses!
Simple, clair et tellement réel..
Où est l’époque où l’on s’émerveillé d’un petit rien.. J’essaie à ma manière de la faire perdurer,bien que cela soit difficile.
En effet il y a dans nos sociétés occidentales cette idéologie dominante de la consommation et de la réussite par l’ »avoir ». Mais il ne tient qu’à nous de garder notre part de rêve , de candeur pour continuer à s’amuser avec l’emballage en carton de tous nos jouets
saine colère… j’espère qu’elle n’a pas été (trop) inspirée par ce vernissage de samedi?
En tout cas, une chose ne sera jamais démodée dans deux ans: ta lucidité, alliée à cet espoir que tout reste possible… rendez-vous au Chêne des Pendus!
Juste une Question à vous, à vous, les critiques qui d ailleurs, ne sont que des critiques !!!
Votre nom sonne comme du statique, du merdique, mais surtout pas comme du magique
Les critiques, critiquent mais la seule question est ???…vous savez faire quoi à part criquiter ???
Bande de Nazes que vous êtes !!!
Moi je dis BRAVO à NAth et à son équipe:
http://www.youtube.com/watch?v=N0uxs4ZdoCw
Vu Qdoursin
Merci pour la vidéo.
De rien Nath…Tu sais bien qui je suis ????
@Qdoursin : Stéphane.
Vouiiiii…LOL
Merci pour ce texte d’une « parfaite » lucidité…
Cette image fait écho (je trouve) à une de mes lectures en cours : « L » d’Isabelle Sorente…
Bonjour, après un commentaire précédent anti-critique je me risque donc à proposer une critique.
Il est étonnant de lire ce discours alors que la plupart de vos images reprennent les codes de la publicité, effaçant la réalité de la diversité des corps pour ne proposer qu’une vision idéalisée du corps féminin (c’est là qu’a mes yeux que se trouve le sens de votre démarche).
Il me semble que l’esthétique que vous façonnez découle directement de l’iconographie imposée par Condé Nast et autres promoteurs du futile et du jetable (cf la société de consommation. Baudrillard).
Au regard de l’histoire de la photographie, votre travail correspond bien à la période actuelle, un peu de bling bling (traitement mode/pub, format des tirages), de désir de reconnaissance (anthropologiquement très bien illustré par l’expression des réseaux sociaux),bref une esthétique erotico-fantastico-pulicitaire très présente dans les productions contemporaines. C’est à mon sens le revers de la médaille d’un instant caractérisé par le télescopage de la massification de la pratique (de la photographie) liée à la démocratisation des outils dédiés (matériel pro et outils de post prod) au service d’une culture visuelle issue justement du paradigme libéral (au sens économique).
Votre démarche liée à votre aventure humaine est très intéressante et pertinente, malheureusement la proposition visuelle me donne l’impression du hors sujet. Votre cursus laisserai penser une réflexion plus foulcaldienne (ou autre bien sur)du sujet (le corps utopique).
N’est ce point pour cette raison que l’on trouve cette rubrique discursive (autopsie d’image)?
Il est aussi intéressant de constater que la photographie qui respecte les normes « marketing » en vigueurs soit directement surmontée d’une proposition d’achat! Paradoxe quand tu nous tiens…
Cordialement.
Vincent.